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  • Sébastien Magnier

Les fascias





Les fascias sont une suite tissulaire ininterrompue.

Les fascias sont une enveloppe englobant tout le corps et qui se subdivise de nombreuses fois pour devenir de plus en plus profonde. Ils sont le tissu ostéopathique par excellence car ils assurent l'unité du corps (unissent tout à tout) : un impact cervical va provoquer des conséquences jusqu'en bas, donc cela n’a pas que du bon.

On doit déchiffrer les douleurs.


Ils ont une remarquable adaptabilité, suivant la forme, structure, ou composition du tissu qui les constituent, ils vont être plus ou moins résistants ou élastiques (un tendon est beaucoup moins élastique que les fibres musculaires par exemple).


Les fascias sont constitués de cellules, de substance fondamentale et de fibres avec des concentrations différentes selon les fascias.



Rôle de protection


Les fascias engainent et entourent les organes pour les protéger des :

- Chocs

- Accélérations brutales

- Décélérations brutales

- Tractions.


Les aponévroses forment des cloisons entre les muscles pour les protéger.

Le Système Nerveux est protégé par la dure-mère et les gaines des nerfs.

Les glandes sont protégées par des aponévroses.



Rôle dans la circulation


Le cœur est contenu dans un sac fibreux (péricarde) en continuité avec ses vaisseaux.

Les gaines vasculaires et lymphatiques ont des rapports étroits avec les fascias et structures contractiles (pompage, drainage).

La dure-mère entoure les sinus veineux du crâne.



Rôle dans la respiration


Les poumons sont entourés par la plèvre, et suspendus par un appareil ligamentaire, reliés au diaphragme par les ligaments triangulaires. Les aponévroses thoraciques donnent appui aux muscles thoraciques, donc les poumons se gonflent en suivant l'expansion thoracique.

Le diaphragme est un ensemble de fascias qui fait un lien entre le thorax et l'abdomen. Il est suspendu à la base du crâne.


Rôle dans la coordination motrice


Les fascias vont s'adapter à l'état de tension qu'il y a entre les tissus (trop de tension dans un tendon et les récepteurs du tendon envoient un message au cerveau via la moelle épinière pour lui dire de dire au muscle de se relâcher un peu).

Les muscles s'insèrent sur le périoste.



Rôle dans le système Nerveux


Lien étroit entre les ganglions du Système Nerveux Autonome et les aponévroses le long du rachis. La dure-mère émet des expansions (Membrane de Tensions Réciproque) qui séparent et protègent les différentes parties du cerveau.

La dure-mère rachidienne engaine la moelle épinière et les racines nerveuses.



Rôle dans l'immunité


Les fascias contiennent des cellules qui ont une action immunitaire.

Les fascias et ses cellules réagissent aux agressions ; on réagit plus ou moins vite selon l'état dans lequel on est.

Les fascias sont le système de régulation de base de l'organe car en relation étroite avec le système nerveux et le système endocrinien.



Rôle dans la cicatrisation


Un traumatisme est suivi d’une augmentation du nombre de fibroblaste dans la zone du traumatisme. Cela génère la production de fibres de collagène qui engendre la reconstitution du tissu conjonctif.



Les fascias et la réaction aux agressions


Nous ne sommes pas égaux devant les traumatismes.

A force de chocs, maladies, et autres, notre potentiel diminue, on arrive à « la goutte qui fait déborder le vase », on passe au-dessus du seuil de douleur.


Dans le cas optimal, notre corps réagit à un trauma par une défense rapide.


La première forme de régulation est une réaction oscillatoire : le corps essaie de trouver une position homéostatique (équilibre dynamique) après plusieurs oscillations.

La deuxième forme de régulation est une réaction de résonance : le corps réagit trop fort, on dépasse la valeur de compensation.

La troisième forme de régulation est la dégénérescence apériodique lente : rétablissement très lent, peu gourmand en énergie.

A un stade préliminaire, les perturbations des fascias ne génèrent pas de symptômes, mais génèrent un message perturbé. A ce stade, le corps est dans un état de pré-tension.

Une stimulation supplémentaire de ce système préchauffé entraine une réaction inadéquate, exagérée du corps, tout peut alors s'effondrer en une réaction de bascule.



L’intervention de l’ostéopathe


L’ostéopathe est souvent appelé à la rescousse lors des phases de résonance. A ce stade le corps gère, comme il peut, plusieurs strates d’agressions. L’intervention de l’ostéopathe permet de calmer le système et de repasser sous le seuil de la douleur.

Cependant, il est plus intéressant de consulter régulièrement, en prévention, à fin d’éviter que les fascias ne se retrouve sur-sollicités.





http://www.somatics.de/en/schleip

https://www.editions-sully.com/livre.php?id=42

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