Un peu d'histoire...

Andrew Taylor Still

Fils d'Abram Still, médecin et prêcheur protestant méthodiste), Andrew est originaire du Kansas (États-Unis). En 1848, il commence ses études de médecine dans le Missouri au sein de l'université de Kansas City. L'enseignement médical le laisse sceptique quant aux réelles possibilités de soigner efficacement son prochain. Sa parfaite connaissance des lois physiques du génie mécanique et hydraulique et la synthèse qu'il en fait avec la connaissance de l'anatomie et de la physiologie appliquée à la médecine, lui permettent de redécouvrir l'art manuel et de parfaire, en les codifiant, toutes les transmissions orales et écrites venant de l'Antiquité. Sa méthodologie d'ingénieur lui permit notamment la recherche de nouvelles conceptions de la médecine avec le désir de comprendre la logique de la santé et de la maladie. « Toutes les autorités que j'avais rencontré ne pouvaient détacher leurs yeux des effets pour les tourner vers les causes » (A.T Still).

À partir de 1851, il commence à mener cette activité de « médecin » itinérant au contact de la nature. Il dissèque des centaines de cadavres, surtout indiens, et acquiert ainsi une parfaite connaissance de l'anatomie qui étonnera tous ses élèves.

En 1857, il est élu à la législature du Kansas, fonction qu'il occupera jusqu'en 1860. En 1861-1865, c'est la guerre de Sécession. Au cours de cette période, il reçoit le commandement d'un régiment chez les Fédérés. Mais il s'attachera surtout à son activité de médecin et chirurgien militaire et à soigner les blessés. Ainsi ses connaissances de l'anatomie du vivant continuent à s'accroître. Il subira l'agressivité des milieux sudistes contre ses violentes prises de positions anti-esclavagistes.

En 1865, une épidémie de méningite cause la mort de quatre membres de sa famille, dont trois de ses enfants. Traumatisé par son impuissance face à la maladie, il dit vouloir soigner plus efficacement. Il ne termine pas sa formation au Kansas College of Medicine and Surgery, et ne sera jamais médecin.

En automne 1874, il guérit un enfant de la dysenterie, pendant une épidémie ; puis dix-sept autres avec succès.

Le 22 juin 1874 âgé de 46 ans, il rompt définitivement avec la médecine orthodoxe qui n'a jamais vraiment répondu à ses espérances et expose ses théories et résultats sur l'ostéopathie. Ce jour du 22 juin 1874, il dit avoir eu une vision, lui confirmant que l'homme avait été créé avec tous les fluides et tous les onguents lui permettant de s'auto-guérir : « Le corps est la pharmacie de Dieu ». Il établit alors les grands principes de l'art ostéopathique : "Je lance au vent la bannière de l'Ostéopathie!" et jusqu'en 1878, il guérit avec ses mains, toutes sortes de maladies, même certaines qualifiées d'incurables, ce qui devient tout à fait inconvenable pour ses pairs.

William Garner Sutherland

Originaire du Middle West américain, William Sutherland (1873-1954) ne se destine pas à la carrière médicale. Il commence sa vie professionnelle comme apprenti dans un atelier d'imprimerie, puis devient journaliste. C'est en tant que tel qu'il entend parler de l'ostéopathie au cours de l'année 1897. Les propos qu'il entend semblent tellement contradictoires qu'il décide d'aller au collège de Kirksville pour se rendre compte par lui-même. Il est particulièrement impressionné par ce qu'il voit – le nombre de patients venant de toute part et la qualité des soins et des résultats obtenus, qu'il décide de devenir ostéopathe. Il commence sa formation en 1898 et reçoit son diplôme des mains même de Still en 1900.

C'est au cours de ses études qu'il tombe en arrêt devant un spécimen de crâne semi désarticulé et qu'il est frappé par une intuition qui le taraudera toute sa vie : les agencements anatomiques des structures crâniennes semblent indiquer l'existence de mouvements entre-elles. Il appellera cette intuition L'idée folle. Il mettra plus de vingt années à accepter l'idée et à se lancer dans une étude exhaustive de l'anatomie du système osseux crânien afin de déterminer la véracité de son intuition.

En 1939, il publie une courte monographie The Cranial Bowl (La coupe crânienne), exposant la théorie du possible mouvement des os du crâne. Il y développe sa vision mécaniste du crâne. Cet ouvrage n'aura aucun succès et ne rencontrera que très peu d'intérêt chez les professionnels de son époque.

Ses recherches le conduiront à développer ce que nous appelons l'ostéopathie crânienne, qui se fonde sur la reconnaissance de la mobilité microscopique de toute structure vivante et son application particulière au domaine crânien. Il met l'accent sur le travail utilisant la puissance interne du système vivant plutôt que l'application de forces externes :

«Permettre à la fonction vitale interne de manifester sa puissance infaillible, plutôt que d'appliquer une force aveugle venue de l'extérieur.»

Rollin E. Becker

Né dans une famille d'ostéopathes (1910-1996) - son père a appartenu au corps enseignant du Dr Andrew Taylor Still -, a obtenu son diplôme d'ostéopathie à Kirksville en 1933, puis découvrit l'ostéopathie crânienne auprès de W.G. Sutherland en 1944.
En 1948, il intégre le corps enseignant du Dr Sutherland et il animera nombre de séminaires de formation à l'ostéopathie crânienne.En 1949, il s'installe au Texas, où il poursuivra son activité de praticien jusqu'en 1989.
Rollin Becker a consacré toute sa vie à l'étude de l'ostéopathie.
Suivant les directives de A.T. Still et W.G. Sutherland, il apprit à la source la plus compétente possible : les forces vivantes existant au sein du corps vivant.
Il était conscient que tout ce qui est en vie est en mouvement, que la vie elle-même se manifeste sous forme de mouvement.

Selon lui, la véritable « santé » correspond à une liberté totale de mouvement à l'intérieur d'un être vivant et ce, à tous les niveaux : corporel, mental et spirituel.
Il comprenait également que le pouvoir de la vie réside dans l'immobilité qui centre le mouvement.
Il percevait l'existence d'un potentiel inhérent, d'une puissance se manifestant au sein de tous les êtres vivants pendant la durée de leur vie.
Ces propriétés de la vie, du mouvement, du potentiel inhérent et de l'immobilité sont autant de ressources disponibles permettant le rétablissement de la santé.

Le Dr Becker a toujours souligné que cette immobilité et cette vie en mouvement existent aussi bien à l'intérieur de l'ostéopathe que du patient.
Dans le corps du patient, ces mécanismes représentent les capacités d'autorégulation en continuel fonctionnement.

Utilisant sa connaissance consciente et son habileté palpatoire, l'ostéopathe doit être capable de mettre en œuvre ces mécanismes de santé au sein du patient, vers un meilleur niveau de fonctionnement.

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