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  • Sébastien Magnier

Périostite tibiale

Anatomie et biomécanique

La périostite tibiale est maintenant appelée syndrome de stress tibial médial (SSTM). Elle siège au niveau du tibia, sur 5 cm du tiers moyen du bord médial du tibia. A cet endroit s’insèrent les muscles tibial postérieur et soléaire, qui font partie du mollet.



Epidémiologie

BLIEKENDAAL et coll.[1], lors d’une étude parue en 2018, les facteurs de risque du SSTM chez les élèves de première année de la formation des enseignants néerlandais d’éducation physique. Ils trouvèrent que 25% (55 sujets) des élèves ont développé le syndrome pendant la période suivi. Les facteurs de risques associés étaient le sexe féminin, l’âge supérieur à la moyenne, un IMC supérieur à la moyenne et des antécédents de syndrome de stress tibial médial.




Mécanisme

En 2019, KINOSHITA et coll.[2] comparent l’alignement de l’arrière-pied (angle jambe-talon) en position debout et à la mache et la pression du pied lors de la marche, entre des individus atteints du syndrome de stress tibial médial et des individus asymptomatiques pratiquant une activité sportive quotidienne. Ils en concluent que chez les personnes atteintes du syndrome de stress tibial médial, l’angle jambe-talon est similaire au groupe témoins en position debout mais plus élevé (plus éversé) en marchant. Il y a également une pression plus élevée sous les zones métatarsiennes médiales et le poids est situé plus médialement.




Posture globale

BECKER et coll.[3] suivirent en 2018 vingt-quatre coureurs de cross-country de la première division du championnat universitaire américain (NCAA). Ils constatèrent que les coureurs qui ont développé le syndrome de stress médial présentés une bandelette ilio-tibiales plus serrées, des abducteurs de hanche plus faibles, plus de pression sous la face médiale de leur pied, une plus grande chute pelvienne controlatérale et des pics ainsi que des durées d’éversion de l’arrière pied pendant la phase d’appuis, plus important. Ils calculèrent également que chaque augmentation de 1% de la durée d’éversion augmentait les risques de développer le syndrome de 1.38x.




En conclusion

LE syndrome de stress tibial médial (SSTM) siège au niveau du tibia, sur 5 cm du tiers moyen du bord médial du tibia.

Les facteurs de risques associés étaient le sexe féminin, l’âge supérieur à la moyenne, un IMC supérieur à la moyenne et des antécédents de syndrome de stress tibial médial.

Chez les personnes atteintes du syndrome de stress tibial médial, l’angle jambe-talon est similaire au groupe témoins en position debout mais plus élevé (plus éversé) en marchant. Par conséquent le corps s’adapte différemment au-dessus.



[1] Bliekendaal S, Moen M, Fokker Y, Stubbe JH, Twisk J, Verhagen E. Incidence and risk factors of medial tibial stress syndrome: a prospective study in Physical Education Teacher Education students. BMJ Open Sport Exerc Med. 2018;4(1):e000421. Published 2018 Oct 16. doi:10.1136/bmjsem-2018-000421 [2] Kinoshita K, Okada K, Saito I, et al. Alignment of the rearfoot and foot pressure patterns of individuals with medial tibial stress syndrome: A cross-sectional study. Phys Ther Sport. 2019;38:132-138. doi:10.1016/j.ptsp.2019.03.011 [3] Becker J, Nakajima M, Wu WFW. Factors Contributing to Medial Tibial Stress Syndrome in Runners: A Prospective Study. Med Sci Sports Exerc. 2018;50(10):2092-2100. doi:10.1249/MSS.0000000000001674

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